La méthode Herrmann a été fondée dans les années 75 par Ned Herrmann, chercheur américain et Directeur de Ressources Humaines de la Général Electric.
L’approche Psycho-comportementale de l’individu par la méthode Herrmann repose sur la théorie démontrée par les neurosciences ( deux « cerveaux » = cortical et limbique, deux hémisphères = droite et gauche), selon laquelle chaque individu possède un profil cérébral qui lui est propre et qu’il développe et renforce tout au long de sa vie. En fonction de son milieu socio-culturel, familial, scolaire, professionnel, des expériences et des rencontres faites, chaque personne active et sollicite de façon plus ou moins intense telle ou telle partie de son cerveau. Il est important de préciser que ces préférences sont en parties « héritées » ( génétiques) et en partie « acquises », en fonction de l’environnement et des événements de la vie quotidienne.

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Ainsi l’individu développe des préférences cérébrales plus ou moins importantes sur :
• le cerveau droit (intuitif et global)
• le cerveau gauche (logique et analytique),
• le cerveau limbique (émotionnel et affectif)
• le cerveau cortical (réfléchi, conceptuel et spéculatif).

Chaque personne possède donc une carte mentale unique qui lui fait percevoir le monde, et à fortiori les différentes tâches professionnelles, à travers le prisme de ses préférences cérébrales.

Il est donc très évident que certaines personnes seront plus efficaces et plus performantes dans certains postes que dans d’autres qui leur demanderont plus d’efforts, plus d’énergie pour un résultat moins satisfaisant.
Le Profil de Préférences Cérébrales Herrmann® est réalisé à partir d’un questionnaire qui permet de quantifier sur une échelle de 0 à 160 environ, le degré d’utilisation (évitement, utilisation, préférence, préférence forte) par un individu de chacun des quatre quadrants du cerveau :
- cortical gauche (résolution de problèmes, mathématique, technique, analyse, logique)
- limbique gauche (contrôle, planification, organisation, administration, attachement aux valeurs traditionnelles)
- limbique droit (verbal, musicien, spiritualiste, émotionnel, doué pour les contacts humains)
- cortical droit (synthétique, conceptuel, artistique, imaginatif, créatif, global).
Il est donc évident qu’une préférence forte (supérieur à 67) ou très forte (supérieure à 100) sur un quadrant ou sur l’autre déterminera une plus grande capacité à mener à bien certaines tâches.


Dans le domaine des Ressources Humaines :
Le profil cérébral croisé avec le profil de poste permet donc de déterminer l’adéquation entre le candidat et l’activité qui sera la sienne au sein de l’entreprise.
Le manager devra cependant être vigilant quant à l’environnement humain direct de la personne recrutée (hiérarchie, collègues) et donc à la constitution d’une équipe, car pour permettre une bonne insertion et un travail non antagoniste, il est important de trouver des territoires communs entre les personnes.

 

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Un individu développe rarement une monodominance. Il manifeste souvent des compétences sur deux, trois et parfois même les quatre quadrants du cerveau:

- Les profils fortement monodominant sur un quadrant représentent 7% de la population.
- Les profils double dominant sur deux quadrants représentent 60 % de la population.
- Les profils tridominants ayant développé des préférences sur trois quadrants représentent 30 % de la population (dont 25% sur les quadrants L.G/L.D/C.D).
Les profils quadridominants ayant des préférences fortes sur les quatre quadrants ne représentent que 3% de la population.

 

La connaissance des profils cérébraux de ses collaborateurs permet également au chef d’entreprise de communiquer de façon optimale avec chacun, pris individuellement; car il est évident qu’on ne parle pas de la même manière à un cerveau droit et à un cerveau gauche, un limbique ou un cortical. Ils ne sont pas sensibles aux mêmes arguments pour parvenir pourtant au même objectif en terme de stratégie d’entreprise.
On ne les motivera pas de la même façon, on ne pourra pas leur donner le même degré d’autonomie et de responsabilité, on ne les rassurera pas avec les mêmes arguments…
L’idéal à terme étant bien entendu de mettre en place une équipe parfaitement complémentaire qui permettra un management de l’entreprise à « cerveau total » (sur les 4 quadrants). L’avantage d’une équipe équitablement répartie sur l’ensemble des quadrants du cerveau est aussi de pouvoir communiquer de façon optimale avec l’ensemble de ses partenaires.
Cette polyvalence cérébrale de l’équipe est d’autant plus intéressante qu’elle permet à la fois :
• de poser les problèmes (cerveau gauche),
• de faire émerger des solutions variées (cerveau droit),
• de traiter chaque solution pour en vérifier la pertinence et la logique (cerveau gauche),
• de mettre en application, de vérifier et de contrôler (cerveau gauche)
• tout en garantissant les bonnes conditions d’exécution au point de vue humain (cerveau droit).


La méthode Herrmann permet donc une performance accrue de l’individu et de l’équipe passant par le respect et l’épanouissement humains.


Dans le domaine du Marketing / vente :
Les préférences cérébrales détermineront un certain comportement d’achat du consommateur et pourront expliquer l’attirance pour certaines marques ou produits, qui développent, eux aussi, une forme de « profil ». En effet certaines marques sont plus cerveau gauche ou cerveau droit, cortical ou limbique ou présentent un positionnement sur plusieurs quadrants.
La marque ou le produit idéal, qui chercherait à viser une cible de clientèle la plus large possible aurait donc intérêt à fonctionner à « cerveau total », afin que chaque individu retrouve dans cette marque des éléments qui coïncident avec ses préférences cérébrales personnelles. Ce qui n’exclue pas des segmentations de marché et de gamme plus ou moins fines correspondant à chaque quadrant cérébral.
De même, les différents pays ont des approches comportementales différentes, dictées par la culture et les valeurs propres à chacun, qui se positionnent, elles aussi sur les quadrants cérébraux et déterminent un mode global de fonctionnement cérébral dans tel ou tel pays. D’où les variations possibles dans le degré de recevabilité de tel ou tel produit et de tel ou tel discours à l’international.